L'Invs indique cette semaine que « quelques virus grippaux saisonniers sporadiques ont été détectés ces dernières semaines. »


En semaine 53 (du 28 décembre 2009 au 3 janvier 2010), 3'793 prélèvements ont été testés par les Centres nationaux de référence.

Parmi eux, 616 sont positifs pour la grippe :
  • 589 virus grippaux A (H1N1) 2009 ;
  • 27 virus grippaux A non typés.




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Le plus souvent, les symptômes de la grippe apparaissent soudainement. Quels sont-ils ?
Quelles sont les formes graves de la grippe ?


Généralement, le malade qui souffre de la grippe est atteint de fièvre, fatigue, courbatures, maux de tête…
Attention : de nombreux autres virus que ceux de la grippe occasionnent un tableau clinique similaire.
Ces maux - qui sont typiques de la « grippe simple » - disparaissent en une à deux semaines.


Et dans le cas d'une grippe « compliquée » ?

> Les complications sont dues aux virus eux-mêmes ou aux surinfections bactériennes (pneumonie) qu’ils peuvent engendrer.
> En période d’épidémie, les grippes compliquées touchent principalement les personnes âgées et les personnes fragilisées (maladie chronique, cardiaque, pulmonaire, métabolique, immunologique…).

Quels sont les symptômes d'une surrinfection pulmonaire ?
> Une fièvre persistante, l'aggravation de la condition respiratoire et une expectoration purulente.


Les formes malignes de grippe demeurent heureusement rares.

> Elles sont dûes à la virulence de la souche et au « terrain ».
> Le malade souffre de signes respiratoires graves, aboutissant à une insuffisance respiratoire aiguë pouvant être mortelle en quelques jours. Le malade peut également souffrir de manifestations viscérales.




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Chez les malades n'ayant pas de souci de santé particulier, il est simplement conseillé de rester au chaud dans son lit, de beaucoup boire et de faire baisser la fièvre (paracétamol). Pour les autres, un traitement antiviral peut être prescrit.


Le traitement spécifique qui fait appel aux antiviraux ne remplace pas la vaccination contre la grippe et reste très limité à cause des phénomènes de résistance. Pris précocement, il peut diminuer la durée et l’intensité des symptômes.

Dans certains pays, deux catégories d’antiviraux sont commercialisés : les adamantanes et les inhibiteurs de la neuraminidase.

> Les adamantanes (amantadine et rémantadine) :
  • Utilisés pour traiter les grippes de type A.
  • L'Amatadine est l'un des premiers médicaments antiviraux a avoir été utilisé contre la grippe.
    > En 2005 et 2006, la résistance à l'amantadine des virus de la grippe A en circulation a fortement augmenté (notamment en Amérique du Nord).
  • La Rimantadine (commercialisée sous les noms de Roflual© et  de Flumadine©) :
    > L'utilisation intensive de la Rimantadine a conduit à l’apparition de virus résistants. Pour ce motif, la vente de ces médicaments n'est plus autorisée dans plusieurs pays Ex. en France, le Roflual© a été retiré du marché en 1993.

> Les inhibiteurs de la neuraminidase (oseltamivir et zanamivir) :
  • Utilisés pour traiter les grippes de formes A et B.
  • L'oseltamivir (Tamiflu©) s'utilise par voie orale et le zanamivir (Relenza®) par inhalation.
  • Sur le Tamiflu© : selon Jean Thierry Aubin, du centre national de la grippe à l’Institut Pasteur, « en traitement préventif, [et] en période de circulation du virus, il permet de ne faire qu’une grippe bénigne. En traitement curatif, il est efficace à la condition d’être administré dans les 24 à 48 heures après les premiers symptômes, et idéalement dans les toutes premières heures, car il bloque alors mieux la réplication du virus.». A oontrario, selon la revue française Prescrire, « à part les effets collatéraux, on ne comprend pas ce qu’il ajoute à la thérapie symptomatique traditionnelle » et selon The Lancet, l'efficacité du Tamiflu est « trop modeste pour en conseiller l’utilisation » (février 2006).
  • De nombreux cas de résistance à l’oseltamivir ont été constatés avec les virus de la grippe saisonnière. Dans certaines régions, le taux de résistance du virus atteint près de 10% et semble en forte croissance.


> Et le traitement par homéopathie ? L'efficacité de l'Oscillococcinum® (propriété des laboratoires Boiron) - qui peut être utilisé par les femmes enceintes et les enfants de moins de deux ans - est largement débattue. Une étude menée par A. J. Vickers et C. Smith conclut à une très faible réduction de la durée de la maladie : 0,28 jour.




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